Tu prends des avions, tu pars a bout du monde
Dans des jets et entre deux eaux
Paris Bornéo et Paris mégalo
Tu fais que semblant de voler
On est des gros oiseaux mais les bras collés
On se prend pour des mammifères
A force de muter et de s'adapter
Un de ces quatre on pourrait ramper
T'as même pas vu que les coquelicots
Avaient sorti leur poncho
Et tu en oublies d'étendre les bras
On peut voler tu sais
L'autre nuit je suis parti, j'ai quitté mon lit
Un tourbillon m'emportait
Au large j'ai nagé et dans la voie lactée
Oiseau géant bébé je volais
Une pluie d'étoiles s'est déguisée en femme
La chanson en Beethoven
Une pluie d'étoiles pour une peau nouvelle
Pour un violoncelle qui mue
Aimer c'est quoi, faire une chanson
Mordre une pomme en volant
Planter nos pépins sous les pieds des nations
Pour casse l'asphalte des jardins
Déployer nos ailes dans un cagibi
On n'y arrivera jamais
Mais sur la terre des oies à front blanc
Sur la mer des fous de bassan
Déboulonner l'absurdité que les chauves-souris posées
Nous voient enfin à l'envers
Déboulonner l'absurdité
Accrochés à la crinière de l'oiseau cheval
Frégate blanche, flamand des Andes
Aussi je suis oiseau
Le monde trotte et entre deux notes
S'envole ma chanson
