Chanson "Le cygne"

Chanson "Le cygne"
LE CYGNE

Tu prends des avions, tu pars a bout du monde
Dans des jets et entre deux eaux
Paris Bornéo et Paris mégalo
Tu fais que semblant de voler
On est des gros oiseaux mais les bras collés
On se prend pour des mammifères
A force de muter et de s'adapter
Un de ces quatre on pourrait ramper

T'as même pas vu que les coquelicots
Avaient sorti leur poncho
Et tu en oublies d'étendre les bras
On peut voler tu sais

L'autre nuit je suis parti, j'ai quitté mon lit
Un tourbillon m'emportait
Au large j'ai nagé et dans la voie lactée
Oiseau géant bébé je volais
Une pluie d'étoiles s'est déguisée en femme
La chanson en Beethoven
Une pluie d'étoiles pour une peau nouvelle
Pour un violoncelle qui mue

Aimer c'est quoi, faire une chanson
Mordre une pomme en volant
Planter nos pépins sous les pieds des nations
Pour casse l'asphalte des jardins
Déployer nos ailes dans un cagibi
On n'y arrivera jamais
Mais sur la terre des oies à front blanc
Sur la mer des fous de bassan

Déboulonner l'absurdité que les chauves-souris posées
Nous voient enfin à l'envers
Déboulonner l'absurdité
Accrochés à la crinière de l'oiseau cheval
Frégate blanche, flamand des Andes
Aussi je suis oiseau
Le monde trotte et entre deux notes
S'envole ma chanson
[ Dash a comment ] [ No comments ]

# Posted on Thursday, 08 February 2007 at 7:08 AM

Edited on Thursday, 08 February 2007 at 9:07 AM

Chanson "La femme caméléon"

Chanson "La femme caméléon"
LA FEMME CAMALEON

J'aime une femme caméléon
Goutte de pluie embrun de mer
Une femme sirène poisson
Aux yeux changeant comme des mondes
Les yeux tournés vers la rizière
Un gosse au dos qui boit de l'air
J'aime une femme des montagnes
Qui près du ciel fouille la terre

J'aime une femme caméléon
Entre Bombay et New Delhi
Une danseuse Kampuchi
Au ventre doux comme un poussin
Dans ma cité de Villeurbanne
Elle étend son linge aux fenêtres
Elle bariole de peut-être
Les murs sales et les regards gris

J'aime une femme caméléon
Une juive arabe, une blanche nègre
Ses seins mouvants sous mes paupières
J'aime une femme flocon de neige
Une esquimaude au nez coquin
Qui fait son petit un matin
Un nourrisson bien enveloppé
Aux couleurs de l'humanité

J'aime une femme caméléon
Jeanne Marie des barricades
J'aime une femme sans salon
Sans tchador et sans maquillage
Une femme caméléon
Je prends le couleur de sa peau
J'apprends la musique de ses mots
Et je m'envole attiré d'elle ...
[ Dash a comment ] [ No comments ]

# Posted on Thursday, 08 February 2007 at 7:56 AM

Edited on Thursday, 08 February 2007 at 9:06 AM

Chanson "La dernière colline"

Chanson "La dernière colline"
LA DERNIERE COLLINE


Ca sent l'hôpital ici bas
Jusqu'aux contreforts des grands villes
Comme une odeur de tabac froid
D'un monde cendrier
A moi les miens c'est l'orphelin
Ici on ne croit plus à rien

Dans la grisaille
D'une cité condamnée
Quand y a plus rien à butiner
Les abeilles quittent les vallées
Je les ai suivies à cheval sur un chien
Au pays des elfes et des lutins

Si vous venez à la maison
C'est juste au bout de la terre
Après la dernière colline
En face de l'arbousier
L'eau, le feu, la terre et le vent
C'est dans le jardin du grand pan

Attention en chemin
Y a les géants des rivières
Mais les bergers de Mallefougasse
Vous feront passer
Et dans le défilé les chevaliers du gué
Sur leurs épaules un épervier

Une colombe et deux dauphins
Tout en haut du grand mât
Un vrai drapeau pour animaux
D'oncle Noé
Depuis que les bêtes ont pris le la
Dans leurs yeux j'y vois l'eau delà
Pour finir cette chanson
Qu'en finira jamais
Qu'en finira jamais d'inventer ses couplets
Sur le rebord d'une amulette
La petite fille aux allumettes


[ Dash a comment ] [ No comments ]

# Posted on Thursday, 08 February 2007 at 8:08 AM

Edited on Thursday, 08 February 2007 at 9:06 AM

Chanson "La petite fille, la grand mère et le pot de terre"

Chanson "La petite fille, la grand mère et le pot de terre"
La petite fille, la grand mère et le pot de terre

Une vieille chouette guettait
Dans la nuit sur un pot de terre
Elle attendait sa vieille maîtresse
Qui faisait du shopping sur un balais
Il y avait des géraniums qui sortaient de terre
Sur un clin d'½il de la grand mère
Les lapins détalaient

Dis, grand mère pourquoi
Tu lui ne demandes pas à la Sorcière
Avec un sérieux coup de baguette
De le faire revenir grand père
Dis, grand mère tu crois vraiment
Que c'est l'orage au loin
Qu'a fait tomber toutes les maisons
Et hurler tous les chiens

Dis, grand mère laisse tomber
Tes histoires de fée,
Les carrosses et les p'tits poucets
S'ils peuvent rien pour les arrêter
Ta vieille chouette à quoi elle sert
Et ta magie
Elle ne vaut pas trois ronds elle plie
Devant la moindre baïonnette

Dis, grand mère ça pleure jamais
Les grands mères
Comment on peut te consoler si jamais
Si jamais on les voit rouler
Toutes les larmes qui sont là prisonnières
Peut-être ma petite main fermée
Dans ta vieille main ça va marcher

La petite fille, la grand mère et le pot de terre
Sur le chemin s'en sont allées
Main dans la main loin des tranchées
On a dit que la vieille chouette aurait suivi
Mais qu'elle verrait plus la nuit
Et qu'elle se dirige à l'oreille ...
[ Dash a comment ] [ No comments ]

# Posted on Thursday, 08 February 2007 at 8:35 AM

Edited on Thursday, 08 February 2007 at 9:06 AM

Chanson " J'ai vu un chant, un chemin qui montait"

Chanson " J'ai vu un chant, un chemin qui montait"
J'AI VU UN CHANT, UN CHEMIN QUI MONTAIT

Vous êtes là ... Comme des coquillages
Je viens à vous
Sur cette plage où vont et viennent les vagues
Accoster en chaque grain de sable
J'ai amené des fruits

Que de ma voix
Sortent des notes et comme des êtres blancs
Qui allument les bougies de vos sourires
Un pont de flamme enfant

Je viens à vous avec mes images
J'ai dans ma hotte une fiole de paix
Un dragon blanc, trois cent légions de fées
Mille bisons qui broutent la bonté

Voyez les flammes, petites étincelles
Oyez leur chant, le miel des fontaines
C'est en montagne, l'air y a tout changé
Il y fait doux et les papillons volent

Voyez les donc ! la couleur de leurs ailes
Un va et vient de ma bouche à vos pieds
Que coule l'eau que votre c½ur soit gai
O les vivants soyez ressuscités

J'amène l'eau, vous apportez les bouches
Versons nos yeux, que vive la chandelle
Les fleurs de Mai y nourrissent les branches
Et j'y vois l'arbre et la chance y monter !

Vous êtes là comme des coquillages
Dans ce décor où nous fabriquons l'âge
Amis, amours nos âmes se confondent
Et j'y vois l'or de cet âge dans l'onde
[ Dash a comment ] [ No comments ]

# Posted on Thursday, 08 February 2007 at 10:54 AM